Inside Llewyn Davis des Frères Coen –  » If it was never new, and it never gets old, then it’s a folk song »

Note du film : 07/10

 

J’ai honte de le dire, mais c’est mon premier films des Coen et je dois dire que c’était plutôt exceptionnel. Ils ont une manière si particulière de voir le monde, la vie et la détresse avec une touche d’humour assez sympathique et fraîche. Seulement, certains moments sont très long et m’ont fait un peu penché dans le sommeil.

L’histoire :

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d’un jeune chanteur de folk dans l’univers musical de Greenwich Village en 1961. Llewyn Davis est à la croisée des chemins. Alors qu’un hiver rigoureux sévit sur New York, le jeune homme, sa guitare à la main, lutte pour gagner sa vie comme musicien et affronte des obstacles qui semblent insurmontables, à commencer par ceux qu’il se crée lui-même. Il ne survit que grâce à l’aide que lui apportent des amis ou des inconnus, en acceptant n’importe quel petit boulot. Des cafés du Village à un club désert de Chicago, ses mésaventures le conduisent jusqu’à une audition pour le géant de la musique Bud Grossman, avant de retourner là d’où il vient.

Ce qu’en pense mon petit cerveau :

Autant dire tout de suite que le film m’a assez plu. Les frères Coen ont réussi à apporter un certain charme, de l’humour, de l’émotion. Tout est réalisé avec finesse.On suit une histoire quotidienne d’un homme qui essaie de devenir un musicien. Mais le sort s’acharne contre lui et il a du mal à percer dans la musique ou tout simplement à avancer. Ces mésaventures sont à la fois drôles et à la fois très triste. Et aux fils de son aventure, il rencontre, se bat, se dispute avec des personnages itinérants et passagers qui vont apporter une touche d’humour et d’émotion. Ce quotidien façonne le personnage qui est très développé dans l’écriture. Et Llewyn tente tant bien que mal à vivre de sa chanson tout en restant fidèle à ses convictions et ses valeurs au lieu de pactiser avec le diable et de se soumettre. Et c’est un quotidien rude qu’il traverse, il galère, c’est un loser mais un loser attachant, émouvant, original et effronté. Ce n’est sans compter la photographie particulière de Bruno Delbonnel qui montre cette dureté et le charme des ces années. C’est un des points qui méritent d’être signaler car à l’écran, cette image, cette photographie est réussi et donne le cadre à cette histoire.

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

Malheureusement, il y avait quelques longueurs qui m’ont empêché d’apprécier pleinement le film. J’ai tout de même beaucoup apprécié les personnages qui sont plutôt dingue et très attachants. L’écriture est simple, efficace mais le film dispose de quelques défauts qui nuisent à ce film, notamment, des longueurs à certains moments qui auraient pu être combler. Peut-être que je n’étais pas tant que ça obnubilé par cette histoire.

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

En tout cas, la partie intégrante et essentielle du film réside dans le jeu des acteurs. Ils ne sont pas tous logés à la même enseigne ou bien aussi présents que d’autres, mais ils restent tous aussi convaincants et très intéressants. Et bien évidemment, c’est Oscar Isaac qui est la vedette. Il est touchant et joue admirablement le registre dramatique. En plus d’être un très bon acteur dans ce film, il chante merveilleusement bien. Il crève l’écran et m’a bouleversé. c’est un acteur à suivre (ce que je fais déjà depuis un moment, je deviens folle faut que j’arrête !), il est très doué et pour son premier grand rôle, il n’est pas en reste et nous offre une prestation admirable. On suit la route de Llewyn en y rencontrant des personnages très intéressants même si ils ne sont que très peu présents à l’écran. Toutefois, ils offrent des moments et quelque chose à cette histoire. Garret Hedlund, Carey Mulligan, Justin Timberlake et John Goodman se montrent très convaincants dans les quelques apparitions. Mais il ne faut pas oublier un personnage, à savoir le chat qui dans ce film est un personnage à part entière et occupe une place à part. Bref, pour dire que côté casting, il n’y a pas eu de défaut, tous ont été convaincant avec une mention particulière à Oscar Isaac qui, ici, est impeccable.

Inside Llewyn Davis : Photo Carey Mulligan

Enfin, il ne faut également pas oublier la musique. Elle dégage toutes les émotions véhiculées dans le film.

Bref, en définitive, Inside Llewyn Davis est un film qui se laisse regarder, qui dispose d’un charme fou avec sa photographie singulière et qui dispose d’un casting qui ne manque pas de talent, entre autre pour Oscar Isaac qui est sensationnel, à la hauteur de son talent. Enfin un rôle taillé pour lui ! J’ai été bouleversé par ce personnage empreint d’émotions même si le film se laisse un peu emporter par des longueurs inutiles.

A la prochaine pour de nouvelles critiques…

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