The Beatles : Double Blanc

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Cette année, l’album blanc ressort dans plusieurs versions, et surtout, avec le son mono d’origine. Une belle occasion de parler d’un album incontournable.

En 1968, rien ne va plus entre les Beatles, Mccartney ne peut plus voir Lennon, Harrison ne se sent plus assez écouté, et Yoko Ono s’est incrustée dans le cercle très fermé du groupe. Lennon ne cesse de dire que Ono lui a permis de comprendre «qu’il n’est pas qu’un beatles», le voilà donc qui multiplie les projets parallèles, tout en imposant la présence de sa partenaire pendant les enregistrements.

Plus directement, il commence à se plaindre de la prise de pouvoir de Mccartney, et le suspecte de prendre la place de Brian Epstein, mort un an plus tôt. Il est vrai que le manager à façonné l’image des Beatles, et Mccartney dira lui-même que sa mort, en 1967, annonçait le début du déclin des Beatles.

C’est aussi grâce à lui que le groupe à encore su faire illusion sur « sergent pepper », superbe pièce montée pop, chef d’œuvre immortel, et surtout dernière réussite collective des Beatles. Si sergent pepper était l’aboutissement d’un groupe, le double blanc est plutôt l’œuvre de quatre individualités arrivées à leurs sommets créatifs.

La plupart des compositions sont encore signées Lennon Mccartney, mais la collaboration est de plus en plus difficile. Symbole de cette tension, le titre « number nine », et son pompeux foutoir expérimental aurait sans doute dû être signé « Lennon/Ono ».

De son coté, Mccartney relève un pari qu’on lui à lancé, en produisant « une version soviétique de Back in the USA de Chuck Berry ». Le résultat ouvre l’album, et dément les rumeurs selon lequel Lennon serait le véritable rocker du groupe. Mccartney enfonce le clou avec « helter skelter », dont la violence renvoie Steppenwolf au bac à sable, en annonçant le hard rock plusieurs mois avant le premier album de led zeppelin. A la fin du titre, on entend Ringo hurler de douleurs. Après une telle performance le batteur a les mains couvertes d’ampoules !

Sans forcément le vouloir, Mccartney a sans doute aussi permis à son discret batteur de montrer son incroyable talent. On ne pourra pas en finir avec Mccartney sans parler de « blackbird » et « mother nature son », deux balades langoureuses, qui annoncent les plus belles heures de sa carrière solo. Encore un signe de la dissolution de son groupe, mais l’intéressé ne retrouvera que rarement les mêmes sommets de beauté. On se consolera donc en constatant que, malgré le fait que les musiciens ne s’entendent plus, c’est bien leur union qui permet la naissance de ce magnifique foutoir pop.

De son coté, Lennon prend sa revanche sur le Mariashi Maesh Yogie , qui a accueillit les Beatles en 1967. Si Harrison a encouragé le groupe à aller suivre les enseignements de ce gourou, le voyage a largement désenchanté Lennon.

A cette époque, lors d’une séance de méditation, une participante à accusé le mariashi d’avoir tenté d’abuser d’elle. L’accusation rendra Lennon furieux, et donnera naissance à la pop rageuse de « sexy sadie ». Il enfonce le clou avec « Dear Prudence », une ode à une disciple particulièrement appliquée, qu’il incite à sortir de son état méditatif.

Mais, celui qui va réellement ce révéler lors des séances d’enregistrement de ce double blanc, c’est George Harrison. Parut sur « sergent pepper », « within you without you » avait déjà montré les talents de compositeur du discret guitariste. Le problème est que ses idées sont souvent mises de coté, au profit de compositions signées Lennon/Mccartney.

Mais, cette fois, Harrison à pris de l’assurance, et convoque son ami Eric Clapton pour imposer sa dernière composition. Celui qu’on appel god agrémente donc « While my guitar gently Wheeps » de son touché magique, l’instant est historique et le morceau grandiose.

On pourrait encore disserter des heures sur « hapiness is a warm gun » , « why don’t we do it in the road » et « yer blue », qui viennent rappeler que les beatles restent un grand groupe de rock. On pourrait essayer de trouver des mélodies avants-gardistes dans les expérimentations décomplexées de « number nine », s’extasier sur les mélodies de Mccartney, se perdre dans la variété incroyable de ce grandiose double blanc.

Car, en 1968, les Beatles sont définitivement devenus un groupe énorme, si énorme qu’il parait impossible de monter plus haut. C’est donc Mccartney qui prend le pouvoir, composant de plus en plus et, si Lennon parvient à imposer Spector comme producteur de « Let It be », c’est bien Mccartney qui permet au groupe de survivre.

Sortie avant cet album, mais enregistré après, « Abbey Road » est presque un album solo de Mccartney. Pour annoncé la fin de la chute, il se referme sur un titre nommer « the end ». En réalité le groupe était déjà mort en 1968, et le double blanc restera son véritable testament.

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