Jack White : Live At Third Man 03/08/2012

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Jack White en a fait du chemin depuis que, dans l’indifférence général, il annonçait la nouvelle vague rock en participant au premier album de The Go. Si entre temps, les Strokes lui ont piqué son statut de leader d’une nouvelle génération de musicien, avec le succès commercial de leur album « Is This It », le second projet du grand White brillera plus longtemps que n’importe quel groupe de sa génération.

Mêlant le blues minimaliste au proto punk des Stooges, les White Stripes ont d’abord sortie trois disques primaires et énergiques, imposés un riff d’anthologie chanté sur tout les terrains de foot, et obtenus un succès retentissant.

Et puis il y a eu les expérimentations de « Get behind me satant » , qui débouchèrent sur le grand épitaphe qu’est « Icky Thump ». Après cela, les Whites Stripes se sont éteints en 2012, mettant ainsi fin à la dernière scène populaire que le rock ait engendré, celle des Strokes, libertines et autres Black Rebel Motorcycle Club.

Après cela, toute nouvelle génération de rockeur sera cantonné à une popularité limitée. Les grands stades resteront surtout réservés aux dinosaures tel que les Stones et Mccartney , et, rare jeunot dans un monde vieillissant, Jack White.

Se croyant isolé, l’homme cherche une porte de sortie capable d’entrainer un nouvel âge d’or. On l’a ainsi vue former les raconteurs, avec qui il balança le riff foudroyant de « Steady as she goes », expérimenter un blues plus froid avec les Dead Weather, tout en travaillant sur son premier album solo.

Jack White est passionnant parce qu’il fait partie des derniers chercheurs de son de la culture rock. Partant d’un patrimoine que beaucoup voudrait laisser tel qu’il est, partant du principe qu’on ne fera jamais mieux qu’il y a quarante ans, il veut trouver la voie qui mènerait à quelque chose d’excitant sans renier les réussites du passé.

Les Dead Weather le font avec un blues froid et expérimental, les raconteurs parient sur des mélodies baroques, pour donner un coté mystique à leurs hard rock théâtrale, et Jack White en solo renoue avec un rock à guitare toujours aussi efficace (attention je parle bien du premier album solo).

Et puis, avec son argent durement gagné, l’homme à monté son label, et récupéré les dernières graveuses analogiques. Cette acquisition, en plus de lui permettre d’obtenir le meilleur son sur ses enregistrements vinyles, le rend libre et indépendant.

C’est ainsi que, peut après la sortie de Blunderbuss, il organisa dans son studio un concert qui aurait pu passer inaperçu, s’il n’était pas paru en édition double vinyle avec un 45 tours en bonus. On sait que le bonhomme a toujours affirmé que le futur de la musique était le vinyle, le voila qui le prouve avec ce magnifique enregistrement.

La performance se présente en deux parties, une exécuté en compagnie du groupe féminin « The Peacocks » , et une soutenue par un groupe masculin « The Buzzard ». La première partie, où brille ces violons baroques, presque bluesgrass sur « dead live and the dirty ground », donne un charme incontestable aux mélodies de « hypocritical kiss », une touche de classe au blues « top yourself », et montre la facette plus aventureuse de Sir White. Le maitre réinterprète librement son répertoire, et le résultat est charmant sur cette entré en matière classieuse.

La seconde partie, portée par un groupe masculin, est beaucoup plus rock, mais on ne ce plaindra pas de voir la guitare prendre plus de place. En démarrant cette partie par une version électrique de « my dorbell », Jack White montre clairement le visage qu’aura cette seconde partie.
On ne s’étonnera donc pas de le voir dérouler ses riffs les plus efficaces, comme « steady as she goes » , « seven nation army », ou le tout jeune « sixteen saltine ». On voit tout de même poindre quelques notes de clavier, chargés d’apporter une touche de modernité à cette sauvagerie hard blues. C’est tout de même la puissance des riffs qui fait que le très expérimental « cut like a buffalo » se débarrasse de sa froideur expérimental, pour partir dans une improvisation ultra moderne.

Cette seconde partie complète le tableau qui fait que ce live est un parfait résumé de ce que Jack White à, et va, développer tout au long de sa carrière. Les violons rappellent le folklore américain, qui faisait le charme du dernier album des White Stripes, et du second disque des raconteur, les claviers l’emmènent dans des improvisations expérimentales qu’il développera par la suite, et ses gros classiques lui permettent de renouer avec le gros rock qui l’a fait connaitre.

Ces trois facettes font de ce « live at third man » un disque essentiel de sa carrière. Pour les néophytes, c’est la meilleure porte d’entrée dans le monde foisonnant du guitariste. Pour les autres, c’est un live complet, mené d’une main de maitre par un musicien honnête et inventif.

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