Uncle Acid : Wasteland

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Qui attendait encore le prochain disque d’Uncle Acid ? Sortie il y a déjà quelques années, « The night creeper » avait subi les affres de métalleux enragés, qui semblaient trouver le disque trop mou du genou. Il est vrai que le groupe s’y montrait plus poli, préférant soigner ses ambiances sombres pour servir son histoire de serial killer. On en reparlera peut-être dans quelques années, quand le groupe sera célébré à coté de tous les membres dénigrés de ce que l’on appelle dédaigneusement le classique rock.

« The night creeper » était l’album de la maturité, celui où la formule unique du groupe donnait parfois l’impression d’entendre les Beatles chanter des mélodies macabres un soir de bad trip. Le groupe avait compris que la puissance sonore n’était pas une fin en soi et que, si Led Zeppelin, Black Sabbath et autres icônes de la scène hard/heavy sont restés dans les cœurs de millions de fans, c’est parce que leurs inventivités nous faisaient voyager. Se réinventer à chaque album, voilà la clef si l’on veut être plus qu’un groupe éphémère, et voilà pourquoi l’annonce d’un nouveau disque d’Uncle Acid aurait dû être attendue avec impatience.

Le premier contact avec cet album rappelle déjà des souvenirs aux fans de Black Sabbath, la production cristalline semblant sortir de « Vol. 4 », un des disques les plus brillants de la formation d’Ozzy Osbourne. Cette production, beaucoup plus claire, s’accompagne d’une volonté évidente de revenir à une musique plus puissante et tendue. La force mélodique de l’Uncle Acid est toujours présente, mais le côté pop beatlesien, palpable sur « The night creeper », se voit remplacé par une série de messes noires sur-amplifiée. C’est flagrant sur « Blood runner » qui s’ouvre sur une joute de guitares aussi dévastatrice que les plus belles heures d’Iron Maiden, et sur le Sabbath Heavy « Stranger tonight », où les riffs lourds courent sur une rythmique paranoïaque.

Après de telles charges, le folk mélodique du morceau titre offre un aparté apaisant, qui n’est pas sans rappeler « Changes », qui jouait le même rôle sur Vol. 4, la guitare électrique revient pourtant installer une atmosphère plus tendue en fin de morceaux. Même sur « Bedouin », où l’Uncle Acid renoue avec la pop psychédélique, les guitares semblent être à la recherche d’offrandes sanglantes.

Au bout du compte, le résultat est encore meilleur que sur l’album précédent, le groupe ayant réussi à exprimer la diversité de ses influences avec beaucoup plus de force. Loin d’être un retour en arrière, « Wasteland » est un disque riche, capable de monter en pression sans casser ses ambiances morbides. Le groupe ne vous raconte plus d’histoires, il vous immerge dans un décor et vous laisse déguster ses sanglantes visions.

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